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- Avis de l'EFSA sur la berbérine, les protoberberines et plantes contenant ces substances : comprendre le draft pour participer au dialogue.
En janvier 2026, le Panel sur la Nutrition, les Nouveaux Aliments et les Allérgènes (NDA) de l’EFSA a endossé un draft d’opinion sur la sécurité des préparations végétales contenant de la berbérine. Ce document de 195 pages, soumis à consultation publique, constitue une étape majeure dans l’encadrement réglementaire d’un alcaloïde isoquinoline largement utilisé dans les compléments alimentaires à visée métabolique (glycémie, lipides, poids corporel) à travers l’Europe. Cet article propose une lecture factuelle et structurée du draft, suivie d’une analyse des zones d’incertitude et des leviers dont disposent les acteurs industriels pour s’inscrire activement dans le dialogue réglementaire avant l’opinion finale. Contexte et périmètre de l’évaluation La saisine fait suite à l’avis de l’ANSES publié en 2019, qui avait identifié des préoccupations liées à la consommation de compléments alimentaires à base de plantes contenant de la berbérine : troubles gastro-intestinaux, hypoglycémie, hypotension, interactions médicamenteuses. La Commission Européenne a activé la procédure de l’article 8(2) du Règlement (CE) n° 1925/2006 et demandé à l’EFSA de répondre à deux questions centrales : Existe-t-il un lien entre la consommation des préparations listées et un effet indésirable pour la santé ? Peut-on définir un apport journalier sans risque pour la population générale et les sous-groupes vulnérables ? Le mandat couvre treize espèces et parties de plantes spécifiques : Berberis aquifolium, B. aristata et B. vulgaris (racine, écorce), Chelidonium majus (parties aériennes), Coptis japonica, C. teeta et C. trifolia (rhizomes), Coscinium fenestratum (racine, tige), Hydrastis canadensis (rhizome, racine), Jateorhiza palmata (racine), Phellodendron amurense (écorce), Thalictrum flavum (racine) et Tinospora sinensis (racine, tige, feuille). L’évaluation porte sur les préparations dans leur intégralité, et non sur la seule berbérine. Trois lignes de preuves ont été intégrées : les données sur la berbérine substance isolée, les données sur les autres alcaloïdes protoberberines présents dans ces plantes, et les données propres à chaque préparation végétale. Sont explicitement exclus du champ : l’analyse bénéfice-risque, les médicaments, et les formes synthétiques de berbérine (relevant du Règlement Novel Food). Les conclusions de l’EFSA par endpoint toxicologique Génotoxicité Berbérine (substance isolée) L’EFSA conclut à des preuves convaincantes de génotoxicité in vitro pour la berbérine. Des mutations géniques ont été observées dans le test HPRT sur cellules murines et dans le test d’Ames (TA98 de S. typhimurium ), uniquement sans activation métabolique, suggérant un potentiel mutagène direct. Des effets clastogènes et/ou aneugènes ont été rapportés dans deux tests du micronoyau in vitro sur cellules de mammifères. Les mécanismes identifiés incluent des effets d’intercalant de l’ADN, l’inhibition des topoisomérases I et II, l’induction de cassures simple et double brin, ainsi que des dommages oxydatifs à l’ADN. La berberrubine, principal métabolite de phase I, inhibe également la topoisomérase II. Les données in vivo restent non concluantes : une seule expérience chez la souris n’a pas permis de confirmer ces effets, et le Panel souligne la nécessité de vérifier la génotoxicité au niveau des sites de premier contact comme le tractus gastro-intestinal et le foie. Autres protoberberines Le Panel considère que les autres protoberberines présentes dans les préparations végétales peuvent partager ce potentiel génotoxique en raison de leur forte similarité structurale avec la berbérine. Les modèles QSAR prédisent une mutagénicité pour la berbérastine, columbamine, épiberbérine, jatrorrhizine, palmatine, stephabine et plusieurs autres, tandis que les données expérimentales restent très éparses et non concluantes, avec seulement quelques signaux isolés pour la coptisine et la palmatine. Alcaloïdes spécifiques de Chelidonium majus La sanguinarine et la chélerythrine, présentes dans C. majus , posent des préoccupations génotoxiques propres, indépendantes de la berbérine, avec preuves de dommages chromosomiques et à l’ADN in vivo pour la sanguinarine et prédictions QSAR pour la chélerythrine. Ces alcaloïdes, non protoberberines, constituent une préoccupation additionnelle. Cancérogénicité L’EFSA établit une preuve de cancérogénicité chez les rongeurs pour les préparations de rhizome/racine de H. canadensis . Deux études Tier 1 montrent une incidence accrue d’adénomes hépatocellulaires chez le rat mâle et femelle, et une tendance positive chez la souris mâle. La consommation de ces préparations représente donc un risque cancérogène pour l’humain, même si le mécanisme exact reste non élucidé. Un rôle génotoxique de la berbérine ou de ses métabolites est possible mais non confirmé in vivo . Pour les 12 autres espèces évaluées, aucune donnée n’est disponible. Hépatotoxicité Berbérine (substance isolée) L’hépatotoxicité ne peut être établie sur la base des études disponibles. Les études de 90 jours chez le rat (156 mg/kg/j) et les études de toxicité pour le développement n’ont pas montré de dommages hépatiques, et seuls deux cas isolés d’élévation des transaminases ont été rapportés dans des essais cliniques. La berberrubine a montré des signes d’hépatotoxicité dans une étude de 42 jours chez le rat à 100 mg/kg/j. H. canadensis Les études subchroniques Tier 1 (90 jours) désignent le foie comme l’organe cible principal, avec le rat comme espèce la plus sensible. Des augmentations du poids hépatique apparaissent dès la plus faible dose testée (255-260 mg/kg/j), accompagnées à doses plus élevées d’hypertrophie hépatocellulaire quasi généralisée. Ces résultats, cohérents avec les données de cancérogénicité, montrent une toxicité dose-dépendante. L’EFSA note que la berbérine n’est probablement pas le constituant responsable, l’hépatotoxicité survenant à des doses bien plus faibles que celles utilisées pour la berbérine seule. C. majus (parties aériennes) Les préparations de parties aériennes sont associées à 43 cas d’hépatotoxicité idiosyncrasique humaine, avec un ictère prédominant. La latence varie de quelques semaines à plusieurs mois, rendant le lien de causalité difficile à établir. Ce type de réaction est imprévisible, ne suit pas de relation dose-réponse et ne peut être reproduit de manière fiable en laboratoire. Toxicité développementale et reproductive La berbérine a montré des signes de toxicité maternelle et fœtale chez le rat et la souris, avec une NOAEL maternelle de 223 mg/kg/j chez le rat et une NOAEL fœtale de 666 mg/kg/j chez la souris. Ces données sont de qualité Tier 2. Pour l’ensemble des préparations végétales, les informations sont quasi-inexistantes et aucune étude de toxicité reproductive n’est disponible, ce qui constitue une lacune critique. Toxicité systémique (doses répétées) Aucune étude de toxicité à doses répétées conforme aux guidelines OCDE et BPL n’est disponible pour la berbérine seule, empêchant l’établissement d’un point de référence réglementaire. Pour la majorité des autres espèces, les profils de toxicité générale sont largement inconnus. Les études disponibles sont de qualité Tier 2 à 3 et présentent des limitations comme le matériel de test mal décrit, le nombre réduit d’organes évalués ou des rapports incomplets. Interactions médicamenteuses La berbérine inhibe le CYP3A4 et possiblement les CYP2D6 et CYP2C9. Les préparations de H. canadensis montrent également une inhibition des CYP3A et CYP2D6 et un effet potentiel sur les transporteurs intestinaux d’influx (OCTs), la (−)-β-hydrastine contribuant significativement à ces interactions. Les préparations contenant de la berbérine peuvent donc interagir avec de nombreux médicaments, dont anticoagulants, statines, antidiabétiques et antiarythmiques. Effets gastro-intestinaux Supplements containing berberine may cause constipation, diarrhea, nausea, or abdominal pain, the most systematically observed signal in clinical trials, at doses of 400-1500 mg/day. Hypoglycémie, hypotension, immunotoxicité Contrairement aux préoccupations antérieures, aucune preuve d’hypoglycémie, d’hypotension ou d’immunotoxicité n’a été relevée dans les études animales ou humaines disponibles. Conclusion du Panel NDA La conclusion du Panel est: « Les données disponibles ne permettent pas d’établir un apport sûr pour aucune des préparations végétales des espèces incluses dans l’évaluation. » Cette conclusion s’applique à l’ensemble des treize espèces et parties de plantes du mandat. Elle repose sur deux types de déterminants : des signaux de danger avérés (génotoxicité in vitro , cancérogénicité d’H. canadensis , l’hépatotoxicité idiosyncrasique de C. majus ) et une insuffisance massive de données pour la grande majorité des espèces. Zones grises et leviers d’action pour les industriels Si la conclusion du Panel est sévère, une lecture attentive du draft révèle un écosystème d’incertitudes scientifiques substantielles, et donc un espace réel pour le dialogue et la production de données complémentaires. L’EFSA elle-même détaille dans la section 6 un échéancier structuré (étapes 1 à 4) des informations nécessaires pour aller vers une opinion finale plus différenciée. La question de la pertinence in vivo des signaux génotoxiques in vitro La génotoxicité in vitro de la berbérine est le pilier central de la préoccupation du Panel. Mais le draft lui-même souligne une tension méthodologique majeure : la berbérine présente une faible biodisponibilité systémique . L’absorption intestinale est limitée, le métabolisme intestinal est prédominant, et l’exposition systémique réelle est faible, les formes prédominantes dans la circulation étant les métabolites de phase II (glucuro- et sulfoconjugués). Or, l’intégralité des preuves de génotoxicité repose sur des systèmes in vitro utilisant la berbérine en forme libre, à des concentrations qui ne reflètent pas nécessairement l’exposition tissulaire réelle en conditions d’usage. L’EFSA en est consciente et stipule explicitement que des résultats négatifs in vivo ne seront considérés comme valides que si l’exposition du tissu cible est démontrée (mesures toxicocinétiques dans le plasma et les homogénats tissulaires). Dans ce contexte, des données solides de toxicocinétique tissulaire couplées à des études in vivo bien conçues pourraient changer substantiellement la lecture du risque génotoxique.. L’effet matrice : on n’évalue pas la berbérine, on évalue une préparation Une des zones grises les plus importantes du draft concerne l’effet matrice des préparations végétales. L’EFSA a fait le choix méthodologique d’évaluer les préparations entières et non la seule berbérine. Ce choix est scientifiquement justifié, mais il crée une complexité considérable : la composition d’une préparation végétale ne se réduit pas à son alcaloïde marqueur. La teneur en berbérine varie fortement selon l’origine botanique, la partie de plante utilisée, le stade de développement, la saison de récolte, le procédé d’extraction (solvant, température, ratio drogue/solvant), et la méthode d’analyse. Au-delà de la berbérine, la majorité des autres protoberberines co-présentes n’ont pas été systématiquement identifiées et quantifiées dans les études disponibles. La fraction non identifiée des préparations reste problématique pour l’évaluation de la génotoxicité des mélanges. Dans le cas d’ H. canadensis , le Panel soulève explicitement que la berbérine est probablement non responsable de l’hépatotoxicité et de la cancérogénicité observées, au vu de la disproportion entre l’exposition équivalente en berbérine (~5 mg/kg/j dans la préparation hépatotoxique) et les doses sans effet de la berbérine seule. D’autres composants de la plante, dont la (−)-β-hydrastine et canadine, sont suggérés comme contributeurs potentiels de ces effets. Dans ce contexte, une caractérisation chimique complète et reproductible des préparations (profil alcaloïdique complet, méthodes validées, traçabilité botanique) est la première étape requise par l’EFSA (Step 1) et le préalable indispensable à toute argumentation réglementaire. La non-transposabilité des données entre espèces L’une des difficultés les plus profondes du dossier est l’absence de données propres à la majorité des espèces, combinée à la tentation d’extrapoler à partir de la berbérine ou d’une autre espèce mieux documentée. Le Panel résiste explicitement à cette extrapolation automatique. Il stipule que les résultats d’études soumises pour une préparation ne pourront pas être automatiquement transposés à une autre, même si les teneurs en berbérine sont similaires, car les profils alcaloïdiques complets sont distincts, la fraction inconnue diffère, et les interactions entre composants peuvent varier considérablement. Cette position est scientifiquement cohérente, mais elle implique que chaque fabricant souhaitant maintenir une espèce au catalogue devra produire ou faire référence à des données spécifiques à sa préparation. Les associations professionnelles (comme l’EHPM qui a déjà soumis des données dans le cadre de l’appel à données) représentent un levier de mutualisation important. L’EFSA laisse toutefois une porte entrouverte : « la mesure dans laquelle les résultats peuvent être extrapolés d’une préparation à une autre sera évaluée sur la base des données fournies, et relèvera du jugement d’expert ». Des arguments solides sur la comparabilité des profils chimiques pourraient être opposés. Le read-across pour les protoberberines Face à l’absence de données expérimentales sur la plupart des protoberberines, le Panel ouvre la voie à une approche de read-across (lecture croisée), conditionnellement à l’application de la guidance EFSA SC 2025. Cette approche est jugée applicable pour la mutagénicité (compte tenu des alertes structurales convergentes et de la fiabilité des prédictions VEGA), mais présente une incertitude élevée pour les effets chromosomiques , en raison des limitations des modèles VEGA pour les MN in vitro et in vivo . Des données expérimentales sur au moins un autre membre de la famille protoberberine (sélectionné selon un critère de worst-case) sont nécessaires pour réduire cette incertitude. Dans ce contexte, un argumentaire structuré de read-across appuyé sur des données PBPK (modélisation pharmacocinétique physiologiquement basée) et sur des données in vitro MN pour un alcaloïde représentatif du worst-case pourrait significativement alléger le fardeau de preuve pour l’ensemble de la famille. La consultation publique comme espace de dialogue Le draft étant soumis à consultation publique, la fenêtre de soumission de commentaires et de données supplémentaires constitue un levier direct. Les acteurs industriels peuvent : Soumettre des commentaires sur les points méthodologiques flous (critères d’extrapolation inter-préparations, seuil d’exposition pour valider les études in vivo , définition du worst-case pour le read-across protoberberine) ; Apporter des données analytiques complémentaires sur le profil alcaloïdique de leurs préparations ; Contribuer à des études toxicologiques ciblées, idéalement en consortium via les associations sectorielles, pour les espèces les mieux représentées sur le marché européen. En conclusion Le draft d’opinion de l’EFSA sur la berbérine et les plantes qui la contiennent est une évaluation scientifique rigoureuse, mais qui souffre d’une asymétrie de données considérable entre espèces. Si le signal génotoxique in vitro et les cas critiques d’ H. canadensis et C. majus constituent des préoccupations légitimes et sérieuses, l’impossibilité d’établir un apport sûr pour l’ensemble des treize espèces reflète davantage une lacune de données qu’une preuve de danger sans équivoque . Pour répondre aux exigences réglementaires et soutenir un dialogue constructif avec les autorités, il est essentiel de fournir des données fiables et bien ciblées, conformes aux standards OCDE et BPL, et appuyées par une caractérisation chimique précise des préparations. C’est dans ce cadre que CEHTRA accompagne les industriels, en mobilisant son expertise en toxicologie pour concevoir et réaliser des stratégies d’évaluation rigoureuses, pertinentes et directement exploitables, afin de renforcer la qualité scientifique des dossiers et faciliter leur évaluation. Auteure : Marie LIAMIN Références Draft Scientific Opinion on the safety of plant preparations containing berberine (EFSA-Q-2022-00803). EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (NDA). 29 janvier 2026.
- PFAS dans les produits cosmétiques : tendances réglementaires et défis d’évaluation de la sécurité
Introduction Les substances per- et polyfluoroalkylées ( PFAS ) constituent une large famille de substances chimiques anthropiques caractérisées par des liaisons carbone–fluor hautement stables. Sur le plan structurel, les PFAS contiennent généralement au moins un atome de carbone entièrement fluoré de type méthyle (CF₃-) ou méthylène (-CF₂-). D’un point de vue chimique, les PFAS peuvent être divisées en substances polymériques et non polymériques . Les PFAS polymériques comprennent les fluoropolymères, les perfluoropolyéthers polymériques et les polymères fluorés à chaînes latérales, tandis que les PFAS non polymériques incluent les substances polyfluoroalkylées et perfluoroalkylées. Parmi ces dernières, les acides perfluoroalkylés (PFAA) sont souvent classés selon la longueur de leur chaîne en PFAS à chaîne longue, courte ou ultra-courte. Plus de 16 000 substances PFAS ont été identifiées. Ces substances ont été largement utilisées dans des applications industrielles et grand public en raison de leurs propriétés hydrophobes et lipophobes , ainsi que de leur résistance à la chaleur et à la dégradation chimique. Cependant, les PFAS sont extrêmement persistantes dans l’environnement et peuvent présenter des préoccupations toxicologiques. En conséquence, les autorités réglementaires du monde entier mettent en place des restrictions et des interdictions de plus en plus strictes concernant leur utilisation, y compris dans les produits cosmétiques. PFAS dans les produits cosmétiques Fonctions techniques dans les formulations cosmétiques Dans les produits cosmétiques, les PFAS peuvent remplir plusieurs fonctions techniques, notamment : agents conditionneurs pour les cheveux et la peau émulsifiants et stabilisants tensioactifs agents hydrophobes et lipophobes Des exemples de substances PFAS signalées dans les formulations cosmétiques incluent : polytétrafluoroéthylène (PTFE) perfluorononyl dimethicone trifluoroacetyl tripeptide-2 tetradecyl aminobutyroylvalylaminobutyric urea trifluoroacetate perfluorohexylethyl triethoxysilane methyl perfluorobutyl ether methyl perfluoroisobutyl ether Les PFAS peuvent être présents dans les produits cosmétiques soit intentionnellement en tant qu’ingrédients de formulation (ce qui reste rare), soit de manière non intentionnelle en tant qu’impuretés ou produits de dégradation. Présence des PFAS dans les cosmétiques Aux États-Unis, 51 substances PFAS ont été identifiées comme étant intentionnellement ajoutées dans 1 744 formulations de produits cosmétiques. Les catégories de produits les plus concernées incluent : ombres à paupières eyeliners poudres pour le visage fonds de teint produits leave-on pour le visage et le cou Ces catégories représentent à elles seules environ 56 % des cosmétiques contenant des PFAS. En Europe, une analyse menée par l’ Agence suédoise des produits chimiques (KEMI) en 2021 a montré que les PFAS étaient principalement détectées dans les cosmétiques décoratifs (3,7 %). Des occurrences plus faibles ont été observées dans : les produits de soin de la peau (0,78 %) les produits capillaires (0,65 %) les produits d’hygiène (0,27 %) La présence de PFAS dans les parfums est quasiment négligeable (0,03 %). Globalement, la part de marché des produits cosmétiques contenant des PFAS reste relativement limitée. Intensification de la réglementation des PFAS à l’échelle mondiale La pression réglementaire sur les PFAS s’intensifie rapidement à l’échelle mondiale. Dans le cadre du règlement REACH de l’Union européenne , l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède ont soumis en 2023 une proposition de restriction visant environ 10 000 substances PFAS, y compris leur utilisation dans les cosmétiques. Plusieurs pays ont déjà introduit ou proposé des restrictions supplémentaires : États-Unis : au moins onze États ont instauré des interdictions des PFAS dans les cosmétiques Nouvelle-Zélande : interdiction des cosmétiques contenant des PFAS à partir de janvier 2028, avec suppression totale d’ici juillet 2028 Canada : restrictions sur les PFCA à chaîne longue dans les cosmétiques République de Corée : interdiction d’environ 190 substances PFAS en tant qu’ingrédients cosmétiques Face à cette pression réglementaire croissante, de nombreux fabricants de cosmétiques abandonnent déjà l’utilisation des PFAS . Toutefois, leur remplacement nécessite souvent des efforts importants de reformulation, les alternatives directes étant rarement disponibles. Préoccupations toxicologiques et environnementales Les PFAS et leurs produits de dégradation sont extrêmement persistants dans l’environnement. Leur élimination des eaux de surface, des eaux souterraines, des sols et des sédiments est techniquement complexe et souvent coûteuse. Les PFAS ont été détectées dans de nombreux milieux environnementaux, notamment : les sources d’eau potable les cultures alimentaires la faune des régions géographiques éloignées Les études de biosurveillance humaine montrent que les PFAS sont largement présentes dans les populations humaines , ce qui indique une exposition généralisée. L’exposition à certaines PFAS a été associée à plusieurs effets potentiels sur la santé humaine, notamment : augmentation du cholestérol, effets sur le système immunitaire, perturbation des hormones thyroïdiennes, impacts sur le poids de naissance des nourrissons et augmentation du risque de certains cancers. Des exemples d’effets sur la santé associés à l’exposition aux PFAS, tels que rapportés dans le rapport de restriction Annexe XV de l’ECHA (2023), sont présentés ci-dessous. Figure. Exemples d’effets sur la santé associés à l’exposition aux PFAS (rapport Annexe XV de l’ECHA, 2023). Voies d’exposition dans les produits cosmétiques Pour les produits cosmétiques, l’exposition cutanée constitue généralement la principale voie d’exposition. Cependant, d’autres voies d’exposition peuvent survenir selon le type de produit cosmétique : inhalation (par exemple poudres ou sprays) exposition oculaire (par exemple maquillage des yeux) ingestion accidentelle (par exemple produits pour les lèvres) Compte tenu de l’utilisation fréquente et quotidienne des cosmétiques, l’évaluation de l’exposition systémique reste un élément clé de l’évaluation de la sécurité. Valeurs toxicologiques de référence et évaluation des risques Plusieurs organismes réglementaires ont proposé des approches pour évaluer les risques liés à l’exposition aux PFAS. En 2020, l’ Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu que les effets sur le système immunitaire représentent le paramètre critique pour l’évaluation des risques des PFAS. Elle a établi une dose hebdomadaire tolérable (TWI) de 4,4 ng/kg de poids corporel par semaine pour une exposition combinée à quatre substances PFAS : PFOA PFNA PFHxS PFOS En 2021, l’ Institut national de la santé publique et de l’environnement des Pays-Bas (RIVM) a proposé une approche d’évaluation des risques basée sur des facteurs de puissance relative (RPF), permettant d’exprimer l’exposition à plusieurs PFAS en équivalents PFOA. Plus récemment, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a publié une évaluation de sécurité portant sur les 25 PFAS les plus fréquemment utilisées dans les produits cosmétiques. Cette évaluation a conclu que : le perfluorohexylethyl triethoxysilane pourrait présenter des préoccupations de sécurité cinq substances PFAS (dont le PTFE et le perfluorodecalin) présentent un faible niveau de préoccupation dans les conditions normales d’utilisation pour 19 des 25 substances , les données disponibles étaient insuffisantes pour réaliser une évaluation complète Cela souligne l’importance de la disponibilité des données toxicologiques et de méthodologies structurées d’évaluation des risques. PFAS et évaluation de la sécurité des cosmétiques L’évaluation des PFAS dans les produits cosmétiques nécessite : un accès à des données toxicologiques fiables une évaluation de l’exposition l’identification de valeurs toxicologiques de référence appropriées le calcul de la marge de sécurité (MOS) , le cas échéant Ces éléments sont essentiels pour la préparation du Cosmetic Product Safety Report (CPSR) exigé par le règlement cosmétique européen. En raison du caractère incomplet ou évolutif des données sur les PFAS, les toxicologues s’appuient souvent sur une approche fondée sur le poids de la preuve ( weight-of-evidence) , combinant études expérimentales, outils prédictifs et évaluations réglementaires. Conclusion : se préparer à un environnement réglementaire en évolution Les PFAS ont historiquement apporté des propriétés techniques utiles à certaines formulations cosmétiques. Toutefois, le renforcement de la surveillance réglementaire, les préoccupations liées à leur persistance environnementale et l’évolution des connaissances toxicologiques transforment profondément le paysage réglementaire. Les fabricants de cosmétiques devraient donc : revoir leurs portefeuilles produits évaluer les informations relatives à leur chaîne d’approvisionnement identifier les ingrédients ou impuretés PFAS potentiels anticiper les besoins de reformulation Une planification stratégique anticipée sera probablement plus facile à gérer qu’une reformulation réactive une fois les restrictions réglementaires mises en œuvre. Les entreprises doivent également veiller à ce que les évaluations de sécurité des produits cosmétiques restent robustes, transparentes et bien documentées , notamment dans un contexte réglementaire en constante évolution. Expertise toxicologique pour les PFAS et les ingrédients cosmétiques L’évaluation de la sécurité des PFAS et d’autres ingrédients cosmétiques complexes nécessite souvent une analyse approfondie des données toxicologiques , incluant l’identification des études pertinentes, la sélection des points de départ (Points of Departure) appropriés et l’interprétation de la littérature scientifique et réglementaire. Dans de nombreux cas, les informations disponibles peuvent être fragmentées entre plusieurs sources, ou certains paramètres toxicologiques importants nécessitent une évaluation complémentaire à travers un profil toxicologique structuré . CEHTRA accompagne les fabricants de cosmétiques, les fournisseurs d’ingrédients et les équipes réglementaires en élaborant des profils toxicologiques sur mesure et des évaluations de sécurité pour les ingrédients cosmétiques et les impuretés. Ces évaluations incluent : l’identification et l’analyse des études toxicologiques pertinentes la caractérisation des dangers selon les principaux paramètres toxicologiques la sélection et la justification des Points of Departure le support au calcul de la marge de sécurité la documentation nécessaire au Cosmetic Product Safety Report (CPSR) Ces expertises permettent d’assurer une évaluation des ingrédients cosmétiques fondée sur des méthodologies robustes, transparentes et alignées avec les exigences réglementaires actuelles. Soutien à l’évaluation de la sécurité des PFAS avec COSMETICK En complément des évaluations toxicologiques expertes, CEHTRA a développé des outils digitaux pour faciliter les processus d’évaluation de la sécurité des cosmétiques. CEHTRA accompagne les entreprises de l’industrie cosmétique dans l’évaluation de la sécurité des produits et la conformité réglementaire aux niveaux européen et international. La plateforme digitale COSMETICK combine une base de données toxicologique et un outil d’évaluation des risques cosmétiques , offrant un accès à des profils toxicologiques et écotoxicologiques pour plus de 4 000 substances , dont plus de 100 PFAS . En structurant les données toxicologiques et en facilitant les workflows d’évaluation des risques, COSMETICK aide les toxicologues à préparer des évaluations de sécurité robustes et la documentation CPSR associée. Bénéficiez de l’accompagnement d’experts pour l’évaluation des PFAS dans vos produits cosmétiques et assurez leur pleine conformité aux exigences réglementaires en constante évolution. Auteurs: Clarisse Bavoux & Pramod Kumar Références: FDA (2025), Per and Polyfluoroalkyl Substances (PFAS) in Cosmetics: https://www.fda.gov/cosmetics/cosmetic-ingredients/and-polyfluoroalkyl-substances-pfas-cosmetics ECHA – Annex XV restriction: https://echa.europa.eu/fr/registry-of-restriction-intentions/-/dislist/details/0b0236e18663449b RIVM (2021), Mixture exposure to PFAS and relative potency factors https://www.rivm.nl/bibliotheek/rapporten/2018-0070.pdf Swedish Chemicals Agency (KEMI, 2021), PM 9/21: PFASs in Cosmetics EFSA (2020), Risk to human health related to the presence of perfluoroalkyl substances in food https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2020.6223
- Questions des toxicologues sur l’évaluation de la sécurité des cosmétiques – Webinaire COSMETICK
Perturbation endocrinienne, Marges de sécurité et lacunes toxicologiques dans l’évaluation de la sécurité des cosmétiques. Lors de notre récent webinaire COSMETICK sur l’évaluation de la sécurité des cosmétiques, qui s’est tenu le 19 février 2026, les participants ont posé de nombreuses questions pertinentes portant sur les lacunes toxicologiques, le calcul de la Marge de Sécurité (MOS), la perturbation endocrinienne et les approches modernes sans utilisation d’animaux. Ces questions reflètent les défis auxquels sont confrontés les évaluateurs de la sécurité lorsqu’ils travaillent sur les ingrédients et formulations cosmétiques. COSMETICK est une base de données toxicologique dédiée aux cosmétiques, associée à un outil digital d’évaluation du risque cosmétique, conçue pour structurer et faciliter l’évaluation de la sécurité des produits. Perturbation endocrinienne : quelles données les bases toxicologiques peuvent-elles fournir ? Plusieurs participants ont demandé si les profils toxicologiques de COSMETICK incluent des données sur la perturbation endocrinienne. De manière plus générale, les bases toxicologiques jouent un rôle clé en rassemblant et structurant les données scientifiques utilisées dans l’évaluation de la sécurité des cosmétiques. La classification réglementaire des perturbateurs endocriniens selon le Règlement CLP reste encore récente. En mars 2026, l’Annexe VI ne contient qu’une seule substance classée comme perturbateur endocrinien, et uniquement pour les effets environnementaux : le propylparaben . Cependant, les toxicologues ne se basent pas uniquement sur les classifications harmonisées. Lors de l’évaluation d’une activité endocrinienne potentielle, ils consultent diverses sources scientifiques, incluant les bases de données internationales et les programmes de criblage tels que les listes SVHC , les bases de données liées aux perturbateurs endocriniens et les initiatives comme ToxCast . Lors de la création d’un profil toxicologique, COSMETICK examine donc ces sources pour identifier d’éventuels signaux. Si une substance n’apparaît pas dans ces listes dédiées à la perturbation endocrinienne, cette absence est documentée. Lorsque des études pertinentes sont disponibles, elles sont résumées et référencées. Valeurs de Référence Toxicologiques du Galaxolide et alertes dans COSMETICK Identification du Galaxolide et classification CLP Annexe VI dans COSMETICK De nombreuses études liées aux effets endocriniens sont de type mécanistique ou criblage et ne suivent pas toujours les Lignes Directrices OCDE . Bien que ces études seules ne suffisent pas à démontrer une perturbation endocrinienne, elles contribuent à une évaluation de type "weight-of-evidence" combinant données in silico, in vitro et in vivo. Ainsi, les données liées à la perturbation endocrinienne restent souvent incomplètes ou hétérogènes. Les profils toxicologiques fournissent donc un aperçu de criblage, mettant en évidence les signaux potentiels et encourageant une évaluation complémentaire si nécessaire. Du profil toxicologique à la Marge de Sécurité (MOS) Une fois le profil toxicologique d’un ingrédient établi, l’étape suivante pour le toxicologue consiste à identifier le Point de Départ (PoD) utilisé dans l’évaluation des risques. Dans la majorité des cas, cette valeur correspond au NOAEL , bien qu’un BMDL puisse également être utilisé si disponible. Vue "safety" pour une formule dans COSMETICK En évaluation de sécurité cosmétique, le PoD sélectionné doit refléter l’effet indésirable le plus pertinent après exposition systémique répétée. L’exposition à long terme est particulièrement importante, car certains ingrédients peuvent être présents dans des produits utilisés quotidiennement, parfois dans plusieurs produits simultanément. Les études subchroniques sont donc généralement privilégiées pour déterminer le PoD. Si ces données ne sont pas disponibles, une valeur peut être dérivée d’études de courte durée ou d’un LOAEL en appliquant des facteurs d’ajustement. L’objectif n’est pas simplement de retenir la valeur la plus basse de la littérature, mais celle qui reflète le mieux l’effet toxicologique le plus pertinent. Le choix du PoD fait souvent l’objet de discussions entre toxicologues. Appliquer une méthodologie cohérente est donc crucial pour garantir que les évaluations restent transparentes et reproductibles. Une fois le PoD défini, la sécurité est évaluée via la Marge de Sécurité (MOS) , calculée comme le ratio entre le PoD et la Dose d’Exposition Systémique (SED) . Selon les Notes de Guidance SCCS (2023) , une MOS de 100 est généralement considérée comme suffisante pour les ingrédients cosmétiques. Dans certains cas, des facteurs supplémentaires ou des données toxicocinétiques spécifiques peuvent justifier des ajustements. Ces calculs soutiennent en fin de compte la préparation du Rapport de Sécurité Cosmétique ( RSPC / CPSR) requis par le Règlement Cosmétique Européen . Combler les lacunes toxicologiques dans l’évaluation des cosmétiques Les lacunes de données sont un défi fréquent en toxicologie. Une des raisons est que les fournisseurs d’ingrédients cosmétiques ont souvent des obligations réglementaires limitées concernant les études toxicologiques. En Europe, la conformité au Règlement REACH est requise, mais certaines études ne sont obligatoires qu’à des niveaux de tonnage annuels plus élevés, comme les tests de micronoyaux, certaines études de toxicité reproductive ou de cancérogénicité. D’autres paramètres ne sont pas systématiquement couverts par REACH. Par exemple, les données sur la perturbation endocrinienne ou les études de phototoxicité peuvent être nécessaires pour des exigences réglementaires ou de sécurité spécifiques, mais elles ne sont pas toujours disponibles. Une lacune fréquente concerne également l’identification des niveaux sans effet pour les effets locaux, tels que l’irritation cutanée ou la sensibilisation cutanée, pourtant essentiels dans l’évaluation de la sécurité cosmétique. La première étape consiste donc à réaliser une revue complète des informations toxicologiques disponibles . Lorsque la lacune est confirmée, des approches alternatives peuvent être envisagées avant de générer de nouvelles données expérimentales. Ces approches incluent les modèles in silico , les prédictions QSAR ou les stratégies de read-across , fournissant des indications à un niveau de criblage. Dans les profils toxicologiques, ces prédictions permettent d’identifier si un jeu de données manquant est susceptible de représenter un faible risque ou nécessite une investigation plus approfondie. Pour les impuretés, des niveaux sûrs peuvent être identifiés via le concept de Seuil de Préoccupation Toxicologique (TTC) . En pratique, l’évaluation finale repose sur une approche pondérée des preuves , combinant données expérimentales disponibles et outils prédictifs. Questions illustrant l’évolution des pratiques en évaluation de la sécurité Les questions posées lors du webinaire COSMETICK montrent comment l’évaluation de la sécurité des cosmétiques continue d’évoluer. Les toxicologues doivent non seulement accéder à des données fiables, mais aussi les interpréter via des méthodologies transparentes et reproductibles. La sélection du Point de Départ , le calcul de la Marge de Sécurité et la gestion des lacunes de données restent des étapes centrales du processus. Dans la pratique, les évaluateurs de sécurité s’appuient de plus en plus sur une combinaison de données toxicologiques structurées, d’approches pondérées et d’outils prédictifs. Dans ce contexte, les bases toxicologiques jouent un rôle clé en organisant l’information scientifique et en facilitant son interprétation . En structurant les profils toxicologiques et en mettant en évidence les paramètres clés pour l’évaluation des risques, ces outils aident les toxicologues à naviguer dans des ensembles de données complexes tout en maintenant une évaluation scientifiquement robuste. Aujourd’hui, l’évaluation de la sécurité cosmétique repose de plus en plus sur des bases de données toxicologiques structurées et des outils digitaux d’évaluation des risques cosmétiques . Des outils comme COSMETICK soutiennent les toxicologues en fournissant des profils toxicologiques structurés et en facilitant les flux de travail liés à l’évaluation des risques cosmétiques. Autrice : Clarisse Bavoux
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Découvrez les opportunités de carrière chez CEHTRA : postes d’écotoxicologue, toxicologue, physico-chimiste et autres experts en conseil réglementaire. Rejoignez une équipe internationale dédiée à la sécurité chimique et postulez dès aujourd’hui. Rejoignez l’équipe CEHTRA Découvrez des opportunités de carrière passionnantes chez CEHTRA pour les toxicologues, écotoxicologues, experts en affaires réglementaires, ingénieurs et bien d’autres — dans 10 secteurs clés tels que REACH, les biocides, les cosmétiques, et bien plus encore. All events Conferences Webinars Questions des toxicologues sur l’évaluation de la sécurité des cosmétiques – Webinaire COSMETICK Lors de notre webinaire COSMETICK sur l’évaluation de la sécurité des cosmétiques, les toxicologues ont soulevé des questions clés concernant la perturbation endocrinienne, la Marge de Sécurité (MOS) et les lacunes toxicologiques. 19 mars 5 min de lecture Webinaire gratuit CEHTRA : PFAS, état des lieux des contraintes réglementaires Les PFAS font l’objet d’une attention réglementaire croissante en Europe et à l’international. Rejoignez Stéphane PIERRE, chef du marché Authorisation REACH chez CEHTRA, pour un état des lieux complet : REACH, eau potable, obligations pour les produits de consommation et panorama international. 13 mars 1 min de lecture Comment définir un PDE fiable ? Bonnes pratiques et guidelines EMA – Webinaire gratuit La détermination des Permitted Daily Exposures (PDE) est un enjeu central en évaluation du risque toxicologique. Elle permet d’assurer la sécurité des médicaments et des patients en définissant les niveaux d’exposition quotidiens acceptables. 12 sept. 2025 1 min de lecture 𝗪𝗘𝗕𝗜𝗡𝗔𝗜𝗥𝗘 - 𝗦𝗶𝗹𝗼𝘅𝗮𝗻𝗲𝘀 𝗗𝟰, 𝗗𝟱 & 𝗗𝟲 : 𝗔𝗻𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗴𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁 𝟮𝟬𝟯𝟭 Le Règlement (UE) 2024/1328, publié le 16 mai 2024, restreint l’utilisation des siloxanes D4, D5 et D6 à partir de 2031 dans les dispositifs médicaux (DM et DMDIV). Au-delà de ce seuil (≥ 0,1 %), ces substances ne pourront plus être utilisées… êtes-vous prêt(e) à anticiper leur retrait ? 18 juin 2025 1 min de lecture 𝗪𝗘𝗕𝗜𝗡𝗔𝗜𝗥𝗘 - 𝗕𝗶𝗼𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝘁𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗰𝗮𝘂𝘅 : 𝗗𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱’𝗮𝗻𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗶𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 La biocompatibilité des dispositifs médicaux est un enjeu majeur pour garantir la sécurité des patients et la conformité réglementaire. Pourtant, cette étape essentielle est souvent prise en compte trop tardivement, ce qui peut entraîner retards, non-conformités et coûts supplémentaires pour les fabricants, consultants et sous-traitants. Pour vous aider à maîtriser ces défis, nous vous invitons à participer à notre webinaire exclusif animé par Paul Fernandes, toxicologue sp 12 juin 2025 1 min de lecture
- Conseil Stratégique & Réglementaire | CEHTRA
CEHTRA accompagne les entreprises de chimie et sciences de la vie dans la conformité réglementaire et l’accès mondial aux marchés. Conseil Réglementaire au service de votre stratégie Anticiper. Se conformer. Accéder à de nouveaux marchés en toute confiance. Nos services Une demande ? Votre partenaire pour une conformité complète, sécurisée et durable CEHTRA accompagne les industries de la chimie, des sciences de la vie et du bien-être dans la gestion des exigences réglementaires complexes et en constante évolution. Une équipe pluridisciplinaire d’experts réglementaires, toxicologues, écotoxicologues, et physico-chimistes vous fournit les outils pour anticiper les changements réglementaires, évaluer l’impact sur vos produits et déployer des stratégies de conformité efficaces. Avec plus de 25 ans d’expérience, une présence internationale et des outils digitaux dédiés, CEHTRA accompagne les entreprises depuis la planification stratégique jusqu’à la soumission des dossiers et le suivi post-approbation — garantissant un accès rapide, durable et compétitif aux marchés. Contacter nos spécialistes Services Stratégiques & Réglementaires Ancre 1 Analyse du paysage réglementaire Analyse des marchés cibles, identification des exigences applicables et fourniture d’informations critiques. Évaluation de l’effet des réglementations actuelles et futures sur votre portefeuille de produits, identification des obligations, risques, opportunités, besoins en données et priorités d’action. Analyse du positionnement réglementaire potentiel de vos produits lorsque plusieurs cadres sont possibles. Évaluation de l'impact réglementaire Veille réglementaire Suivi permanent des mises à jour législatives, des lignes directrices scientifiques, des normes et des évolutions méthodologiques, avec ajustement des feuilles de route de conformité selon les besoins. Préparation, gestion et soumission de dossiers réglementaires Génération de données, incluant l’utilisation de méthodes alternatives (QSARs, read-across, modélisation in silico) pour réduire le recours aux études animales lorsque possible. Préparation et élaboration de dossiers réglementaires conformes aux exigences régionales et internationales. Soumission des dossiers et communication avec les autorités, avec représentation locale lorsque nécessaire. Gestion des données clients / fournisseurs Collecte, vérification, sécurisation et mise à jour des données essentielles pour garantir la conformité, la traçabilité et la qualité des dossiers réglementaires. Vous cherchez des conseils sur la conformité réglementaire ? Vous les trouverez ici. Qu’est-ce que le conseil stratégique et réglementaire ? Le conseil stratégique et réglementaire consiste à analyser le paysage réglementaire, évaluer les risques de conformité et définir des stratégies efficaces pour garantir que les produits respectent les exigences légales. Quels secteurs peuvent bénéficier des services de CEHTRA ? CEHTRA accompagne les secteurs de la chimie, des biocides, des cosmétiques, de la pharmacie, de la protection des cultures et des matériaux spécialisés. Toute entreprise confrontée à des exigences réglementaires complexes peut bénéficier d’un accompagnement sur mesure. Comment CEHTRA facilite l’accès aux marchés internationaux ? CEHTRA fournit des évaluations d’impact, une veille réglementaire, des stratégies de conformité et un support de soumission dans de nombreuses régions, avec une représentation locale pour assurer une entrée sur le marché fluide et conforme. Consultez nos ressources Besoin d’aide ? Soumettez votre demande
- Expertise réglementaire - Santé et Protection des Plantes | CEHTRA
CEHTRA assure la sécurité et la conformité de vos substances et produits de protection des plantes. Nos experts vous aident à répondre aux exigences réglementaires : approbation et autorisation, analyse des données manquantes, évaluation des risques et propriétés de perturbation endocrinienne (ED). Accompagnement réglementaire expert pour les produits phytopharmaceutiques Nous vous guidons à chaque étape, pour vos substances actives à l’autorisation de vos produits. Nos services Une demande ? Support réglementaire complet pour vos produits phytopharmaceutiques Chez CEHTRA, nous comprenons les défis liés à la complexité des réglementations européennes et nationales applicables aux produits phytopharmaceutiques. Nos experts apportent un support de bout en bout : l’analyse des données manquantes jusqu’à la soumission et la défense des dossiers, en garantissant la conformité avec les exigences réglementaires. Grâce à une stratégie adaptée et une expertise scientifique solide, nous vous aidons à obtenir des autorisations réussies et à accélérer l’accès au marché. Contacter nos spécialistes Nos services clés pour les produits phytopharmaceutiques Stratégie réglementaire & préparation des dossiers Analyse des données manquantes (DGA, DMT) et conception d’études Préparation des dossiers (formats CADDY, IUCLID) Soumission auprès des autorités européennes et nationales Argumentation scientifique et défense post-soumission Évaluation des risques & expertise scientifique Santé humaine (toxicologie, exposition des opérateurs et des consommateurs) Devenir et comportement environnemental Écotoxicologie et impact sur les écosystèmes Modélisation et affinements pour des évaluations de risques ciblées Task Force & gestion de projet Coordination de dossiers multi-entreprises au niveau européen Partenariats stratégiques pour l’approbation des substances actives Suivi et monitoring des études avec les laboratoires Services à valeur ajoutée Expertise en perturbateurs endocriniens Biocontrôle, engrais et biostimulants Études de terrain et études opérateurs personnalisées Évaluations préliminaires de risques (PRA) Vous avez des questions sur les produits phytopharmaceutiques ? Nous avons les réponses. Comment puis-je faire autoriser mon produit phytopharmaceutique (PPP) dans les États membres de l'UE ? La substance active contenue dans votre PPP doit d'abord être approuvée au niveau européen. Une fois approuvée, vous pouvez demander l'autorisation du produit dans les États membres, selon une procédure de soumission zonale ou de reconnaissance mutuelle. CEHTRA accompagne les fabricants, les formulateurs et les distributeurs tout au long des processus d'autorisation européenne et nationale prévus par le règlement (CE) n° 1107/2009. Nous vous guidons depuis la stratégie réglementaire initiale jusqu'à la préparation du dossier, sa soumission et sa défense après soumission. Nos experts veillent à ce que vos produits soient conformes aux réglementations européennes, vous aidant ainsi à les commercialiser en toute confiance. Quels sont les avantages des biostimulants pour les cultures et comment peuvent-ils être commercialisés ? Les biostimulants peuvent améliorer la croissance des cultures, optimiser l'efficacité des nutriments et augmenter la tolérance aux stress abiotiques. Ils peuvent être commercialisés au niveau européen conformément au règlement (UE) 2019/1009 ou au niveau national selon les exigences spécifiques des États membres. Nos experts vous accompagnent depuis l'évaluation de la sécurité jusqu'à la préparation et la soumission du dossier, afin de garantir que votre biostimulant soit conforme à la réglementation et puisse être commercialisé avec succès. Qu'est-ce que l'évaluation préliminaire des risques (PRA) des produits phytopharmaceutiques et pourquoi est-elle cruciale pour vos projets ? L'évaluation préliminaire des risques (PRA) comprend une modélisation environnementale visant à identifier à l'avance les risques potentiels pour les eaux souterraines et l'écosystème liés à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques (PPP). Ce PRA est basé sur les conditions d'utilisation et les effets sur les organismes non cibles (NTO) et permet aux fabricants et aux distributeurs d'optimiser leur stratégie d'essais d'efficacité sur le terrain, ainsi que d'ajuster à l'avance les bonnes pratiques agricoles afin de garantir la sécurité environnementale de l'utilisation de leurs produits. Consultez nos ressources Besoin d’aide ? Soumettez votre demande Renforcez votre stratégie réglementaire grâce à nos services complémentaires CEHTRA Training. Deepen your knowledge with our expertise. Digital Solutions. Your performance, our digital solutions. Simply Predict. In silico predictions: for faster, smarter decision-making. Flex + Your projects are moving forward. We provide the resources. Endocrine disruptors. The assessment of endocrine disruptors, with rigor and method. Haut de page




