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Veille réglementaire et toxicologique : pourquoi trop d’information tue l’information

  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Dans l’entreprise, assurer une veille réglementaire et toxicologique efficace est devenu un défi majeur pour les équipes réglementaires, les toxicologues et les laboratoires R&D.


Selon les marchés, il est nécessaire de suivre à la fois :

  • les réglementations sectorielles (cosmétiques, biocides, alimentaire…) 

  • les cadres transverses (CLP, REACH, SVHC, restrictions, autorisations…)

    ainsi que de nombreuses sources externes : Proposition 65, classifications IARC, inventaires, listes d’ONG 


Aujourd’hui, l’accès à l’information n’est plus un problème. Newsletters, bases de données et associations professionnelles diffusent en continu des actualités réglementaires et scientifiques.

Le véritable enjeu est désormais la surcharge d’information réglementaire et toxicologique


Pour le responsable réglementaire : un suivi des substances de plus en plus complexe


Le responsable réglementaire doit assurer le suivi du statut réglementaire de centaines, voire de milliers de substances.

Les vérifications sont multiples :

  • par produit 

  • par substance 

  • et de manière transversale (PFAS, microplastiques, CMR, nanomatériaux…) 


Ces activités représentent souvent plusieurs jours de travail par mois.


Une fois les informations collectées et triées, il reste à :

  • analyser les impacts 

  • prioriser les actions 

  • sécuriser la conformité 


→ Mais une incertitude persiste : 

Peut-on être certain de ne pas manquer une évolution réglementaire critique ? Ou, à l’inverse, de ne pas consacrer du temps à des informations sans impact réel ?


Pour le toxicologue : entre veille scientifique et impact réglementaire


Le toxicologue doit assurer une veille scientifique et toxicologique continue afin de maintenir à jour ses évaluations des risques.


Il suit notamment :

  • les avis d’agences (EFSA, US EPA…) 

  • les monographies IARC 

  • les rapports NTP ou RIFM 

  • les intentions de classification (CLH, SVHC…) 


→ L’enjeu est double : 

  • identifier les données toxicologiques réellement impactantes

  • sans consacrer du temps à des informations sans conséquence 

Certaines évolutions sont mineures. D’autres peuvent remettre en cause une évaluation toxicologique et les décisions associées.


Toute la difficulté consiste à distinguer le signal critique du bruit informationnel.


Pour la R&D : anticiper sans visibilité claire


Les équipes R&D sont directement impactées par cette incertitude.

Des listes internes de substances à éviter sont parfois définies, mais elles deviennent rapidement obsolètes face à l’évolution des données scientifiques et réglementaires.


→ Plusieurs questions se posent : 

  • ces listes sont-elles suffisantes ?

  • faut-il anticiper certaines restrictions ? 

  • certaines substances doivent-elles être évitées dès maintenant ?


Sans veille structurée et ciblée, les décisions sont prises avec un niveau d’incertitude élevé, pouvant conduire à des reformulations tardives ou coûteuses.


Le véritable problème : une veille non ciblée

Le problème n’est pas le manque d’information. → Il s’agit au contraire d’un excès d’informations, souvent non pertinentes. 


Les équipes doivent analyser des données :

  • sans lien direct avec leurs substances

  • sans priorisation

  • sans filtre adapté


→ La question clé devient alors : “Cette information concerne-t-elle réellement mes substances ?”


Sans un filtrage basé sur le portefeuille de substances et les sources réglementaires et toxicologiques pertinentes, la veille devient :

  • chronophage

  • inefficace

  • difficile à exploiter 


Les conséquences d’une veille inefficace


Une veille réglementaire et toxicologique mal structurée entraîne :

  • une perte de temps significative 

  • une difficulté à prioriser les actions 

  • des réactions tardives face aux évolutions réglementaires


→ À plus long terme, cela génère : 

  • du stress opérationnel

  • une perte de confiance dans les processus de veille

  • une prise de décision moins sécurisée


Vers une veille réglementaire centrée sur le portefeuille de substances


Pour améliorer l’efficacité de la veille, deux paramètres doivent être clairement définis :

  • le portefeuille de substances à surveiller

  • les sources réglementaires et toxicologiques pertinentes


→ En croisant ces deux dimensions, il devient possible de : 

  • filtrer les informations non pertinentes 

  • identifier rapidement les évolutions impactantes 

  • réduire significativement la surcharge informationnelle


Une approche structurée de la veille réglementaire et toxicologique


Une veille centrée sur les substances et les listes pertinentes permet :

  • d’identifier rapidement les évolutions réglementaires et toxicologiques 

  • de prioriser les actions à mettre en place 

  • d’optimiser le temps des équipes 


→ Le temps ainsi libéré peut être consacré à l’essentiel : l’analyse des impacts et la prise de décision. 


Dans cette logique, des solutions digitales comme CEHTRA WATCH permettent de structurer cette approche, en complément de l’expertise des équipes.


Auteure: Clarisse Bavoux

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