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Veille réglementaire et toxicologique : pourquoi trop d’information tue l’information

6 mai
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 mai

Dans l’entreprise, assurer une veille réglementaire et toxicologique efficace est devenu un défi majeur pour les équipes réglementaires, les toxicologues et les laboratoires R&D.


Selon les marchés, il est nécessaire de suivre à la fois :

  • les réglementations sectorielles (cosmétiques, biocides, alimentaire…) 

  • les cadres transverses (CLP, REACH, SVHC, restrictions, autorisations…)

    ainsi que de nombreuses sources externes : Proposition 65, classifications IARC, inventaires, listes d’ONG 


Aujourd’hui, l’accès à l’information n’est plus un problème. Newsletters, bases de données et associations professionnelles diffusent en continu des actualités réglementaires et scientifiques.

→ Le véritable enjeu est désormais la surcharge d’information réglementaire et toxicologique. 


Pour le responsable réglementaire : un suivi des substances de plus en plus complexe


Le responsable réglementaire doit assurer le suivi du statut réglementaire de centaines, voire de milliers de substances.

Les vérifications sont multiples :

  • par produit 

  • par substance 

  • et de manière transversale (PFAS, microplastiques, CMR, nanomatériaux…) 


Ces activités représentent souvent plusieurs jours de travail par mois.


Une fois les informations collectées et triées, il reste à :

  • analyser les impacts 

  • prioriser les actions 

  • sécuriser la conformité 


→ Mais une incertitude persiste : 

Peut-on être certain de ne pas manquer une évolution réglementaire critique ? Ou, à l’inverse, de ne pas consacrer du temps à des informations sans impact réel ?


Pour le toxicologue : entre veille scientifique et impact réglementaire


Le toxicologue doit assurer une veille scientifique et toxicologique continue afin de maintenir à jour ses évaluations des risques.


Il suit notamment :

  • les avis d’agences (EFSA, US EPA…) 

  • les monographies IARC 

  • les rapports NTP ou RIFM 

  • les intentions de classification (CLH, SVHC…) 


→ L’enjeu est double : 

  • identifier les données toxicologiques réellement impactantes

  • sans consacrer du temps à des informations sans conséquence 

Certaines évolutions sont mineures. D’autres peuvent remettre en cause une évaluation toxicologique et les décisions associées.


→ Toute la difficulté consiste à distinguer le signal critique du bruit informationnel.


Pour la R&D : anticiper sans visibilité claire


Les équipes R&D sont directement impactées par cette incertitude.

Des listes internes de substances à éviter sont parfois définies, mais elles deviennent rapidement obsolètes face à l’évolution des données scientifiques et réglementaires.


→ Plusieurs questions se posent : 

  • ces listes sont-elles suffisantes ?

  • faut-il anticiper certaines restrictions ? 

  • certaines substances doivent-elles être évitées dès maintenant ?


Sans veille structurée et ciblée, les décisions sont prises avec un niveau d’incertitude élevé, pouvant conduire à des reformulations tardives ou coûteuses.


Le véritable problème : une veille non ciblée

Le problème n’est pas le manque d’information. → Il s’agit au contraire d’un excès d’informations, souvent non pertinentes. 


Les équipes doivent analyser des données :

  • sans lien direct avec leurs substances

  • sans priorisation

  • sans filtre adapté


→ La question clé devient alors : “Cette information concerne-t-elle réellement mes substances ?”


Sans un filtrage basé sur le portefeuille de substances et les sources réglementaires et toxicologiques pertinentes, la veille devient :

  • chronophage

  • inefficace

  • difficile à exploiter 


Les conséquences d’une veille inefficace


Une veille réglementaire et toxicologique mal structurée entraîne :

  • une perte de temps significative 

  • une difficulté à prioriser les actions 

  • des réactions tardives face aux évolutions réglementaires


→ À plus long terme, cela génère : 

  • du stress opérationnel

  • une perte de confiance dans les processus de veille

  • une prise de décision moins sécurisée


Vers une veille réglementaire centrée sur le portefeuille de substances


Pour améliorer l’efficacité de la veille, deux paramètres doivent être clairement définis :

  • le portefeuille de substances à surveiller

  • les sources réglementaires et toxicologiques pertinentes


→ En croisant ces deux dimensions, il devient possible de : 

  • filtrer les informations non pertinentes 

  • identifier rapidement les évolutions impactantes 

  • réduire significativement la surcharge informationnelle


Une approche structurée de la veille réglementaire et toxicologique


Une veille centrée sur les substances et les listes pertinentes permet :

  • d’identifier rapidement les évolutions réglementaires et toxicologiques 

  • de prioriser les actions à mettre en place 

  • d’optimiser le temps des équipes 


→ Le temps ainsi libéré peut être consacré à l’essentiel : l’analyse des impacts et la prise de décision. 


Dans cette logique, des solutions digitales comme CEHTRA WATCH permettent de structurer cette approche, en complément de l’expertise des équipes.


Auteure: Clarisse Bavoux

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